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Vaejovis spinigerus mâle vu de dessus :
Les mains :
Les
mains de pédipalpes (plus
communément appelées
pinces) sont de différentes
sortes, plus ou moins grosses, plus
ou moins lisses. Elles servent dans
la détermination des différentes
familles. La main se compose de deux
parties, le tarse ou doigt mobile
et le tibia, ou doigt fixe.
Bien
sûr c'est avec ces articles
que le scorpion attrape ses proies,
mais il s'en sert aussi comme d'un
outil pour creuser, et même
comme d'un bouclier pour se protéger
(Pandinus, heterometrus).
Les pédipalpes :
Les
pédipalpes aussi appelés
“pattes-mâchoires” et
plus couramment « pinces » sont
composés de 6 segments, à savoir :
la hanche (ou coxa), le trochanter,
le fémur, la patella, le
tibia (main et doigt fixe) et le
tarse (doigt mobile).
Ils
servent surtout à saisir
des proies, les maintenir afin
de les piquer,
et
les apporter aux chélicères.
Ils servent aussi lors des accouplements,
le mâle saisit alors ceux
de la femelle pour procéder à la « promenade à deux » avant
de féconder celle-ci.
Enfin,
les pédipalpes sont utilisés
par le scorpion lors de ses déplacements.
Les mains en
avant, le scorpion palpe chaque obstacle
rencontré bien souvent c'est
comme cela qu'il trouve un passage
ou l'entrée
d'une cavité.
Les chélicères :
Les chélicères sont composés de trois segments,
la hanche (ou coxa), le tibia et le tarse,
et ressemble à une pince en beaucoup
plus petit. Ils servent essentiellement à déchiqueter
et broyer les proies afin de les rendre
assimilables. En effet, c'est avec ses
organes que le scorpion va mélanger
des enzymes afin de pré-digérer
les parties utiles, ne laissant à la
fin, qu'une boulette de ce qui n'est
pas assimilable.
La
position de certaines soies, et la
forme des dents sur les chélicères
qui sont utilisées pour différencier
les espèces.
Les yeux :
Les scorpions en possèdent deux sortes. Des yeux médians, à raison
d'une paire, située au sommet
du céphalothorax, et d'une à cinq
paires d'yeux latéraux, situées,
elles sur le coté du même
céphalothorax.
En
général
les scorpions possèdent six yeux.
Certaines espèces cavernicoles,
n'ont pas d'yeux du tout comme par
exemple Belisarius
xambeui en France, Troglotayosicus
vachoni en Equateur ou encore Sotanochactas
ellioti au Mexique.
Les tergites et les sternites :
Les
plaques sur le dos portent le nom de
tergites, celles sur le ventre
de sternites. Ce sont des plaques chitineuses
qui protègent le corps du scorpion,
une sorte de bouclier en somme. On trouve
toujours 7 tergites et 7 sternites sur
le mesosoma.
Ce
sont les carènes qui ornent ces
plaques qui intéressent le systématicien
afin de déterminer l'espèce
et ainsi savoir à quelle famille
appartient le spécimen.
Les pattes :
Les
scorpions sont des arachnides, ils
ont donc quatre paires de pattes, contrairement
aux insectes qui en ont trois paires et
aux
crustacés qui en possèdent
5 paires.
Celles-ci
sont composés de sept segments :
coxa ou hanche, trochanter, fémur,
patella, tibia, basitarse, et tarse.
Au bout se trouve une paire de griffes.
Les
pattes servent bien sûr au déplacement
mais aussi, pour la femelle, à recueillir,
lors de la naissance, les pullus qui
sortent de l'orifice génital. Elles
sont aussi très utiles pour creuser, l'action
décalée des 8 pattes permet aussi d'évacuer
le sable ou la terre hors du terrier en construction.
On
peut aussi remarquer que les pattes
sont un bon indicateur du milieu où vit
le scorpion . Ainsi, les espèces
creusant des terriers possèdent
des pattes plus courtes que les espèces
vivantes dans les rochers. Les griffes
présentent au bout de la patte
sont beaucoup grosses, robustes et
crochues pour les scorpions qui grimpent
sur
les arbres ou les cailloux, que ceux
vivant sur le sable.
Le metasoma :
Le
metasoma, souvent appelé “queue” est
toujours composé de 5 éléments
(ou anneaux) articulés.
Sur
ces éléments, on
peut trouver des carènes
très utile
en systématique pour déterminer
genre et famille du spécimen.
Pour certaines espèces,
on peut aussi déterminer
le sexe en comparant la longueur
des segments du metasoma. Celui
du mâle étant beaucoup
plus long (Hadogenes, Centruroides,
par exemple).
Le
dernier segment (le 5ème)
est très souvent plus long
que les autres, c'est au bout de
celui-ci que se trouve le telson.
Entre la vésicule à venin
et le 5ème segment,
se trouve l'anus du scorpion.
Le
telson:
Le
telson est composé de la vésicule à venin
et de l'aiguillon. Sa forme, la présence
de soies sur celui-ci, d'une dent sous
l'aiguillon, mais aussi la longueur et
la courbure de l'aiguillon, peut aider
dans la détermination de l'espèce.
Vaejovis spinigerus mâle vu de dessous :
Les
hanches :
Sous le céphalothorax se trouve les hanches des pattes du scorpion. C'est le premier élément dans la dénomination de celle-ci. On les nomme aussi coxa.
L'opercule
génital :
Sur
le premier sternite, se trouve l'orifice
génital. Il est formé de
deux plaques qui selon leur forme indique
la famille, le genre ou l'espèce
du spécimen. Chez certaines espèces
ces plaques sont soudées (Scorpionidae)
et forme donc un seul élément.
Il faut soulever cet opercule afin d'accéder à l'orifice
génital.
C'est
dans cet orifice que l'on peut trouver
les crochets copulateurs du mâle
et ainsi permettre de distinguer à coup
sûr un mâle d'une femelle.
Cette opération est hélas
très délicate à pratiquer
et ne peut se faire que sur des spécimens
morts.
Les
peignes :
Ce
sont des organes spécifiques aux
scorpions. On les trouve sur la face
ventrale de l'abdomen, sur la deuxième
sternite, juste en dessous de l'orifice
génital. Ils sont au nombre de
deux, de tailles et de formes différentes
selon les espèces et le sexe.
Ces
peignes sont des capteurs chimico-sensoriels
qui renseignent le scorpion sur le terrain,
c'est à dire sa composition, son
taux d'humidité ainsi que sa température.
Ce sont des organes mobiles, le scorpion
s'en sert en raclant, voir en « palpant » les
surfaces à déterminer.
Les
stigmates :
Il
y en a 8, les deux premiers sont
cachés par les peignes.
Ce
sont les vestiges des branchies lorsque
les ancêtres des scorpions vivaient
encore sous l'eau. Ils se trouvent sur
les sternites n° 3, 4, 5, 6.
Ce
ne sont que des petites fentes que
des muscles peuvent ouvrir ou obturer
selon la
volonté du scorpion. Derrière
ces fentes se trouvent les poumons du
scorpion.
Voici
en quelques mots et quelques images,
comment est fait un scorpion. Cette planche
d'anatomie rends plus compréhensible
certaines définitions comme par
exemple les "peignes". Passez
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